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NoireôNaturel à Marseille : Nappy hours

Dans le cadre du cabaret capillaire,

« Les Nappy Hours » du 8 au 18 février de 17 h à 20 h,

sauf dimanche et lundi : pendant son séjour de création, l’équipe de la Part du Pauvre installe un marché dans la cour du théâtre avec un espace des créateurs africains].
Vous êtes marseillaise, venez nous rencontrer, vous découvrirez la gamme et un lieu enchanteur….
A partir de demain 15 février jusqu’au vendredi 18 février théâtre des Bernardines.

Moi et mon cheveu : un cabaret capillaire, à voir

Moi et mon cheveu, un cabaret décoiffant

jeudi 6 janvier 2011, Dinanga Van Kabundi

Metteure en scène et fondatrice de la compagnie La Part du Pauvre , Eva Doumbia partage son temps et ses créations entre la France et l’Afrique. En février, elle présentera à Marseille, où elle réside , son nouveau spectacle Moi et mon cheveu, un cabaret capillaire qui explore l’histoire du traitement du cheveu crépu.

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Moi et mon cheveu : beaucoup seraient tentés de penser que, derrière ce titre, se cachent encore des histoires de filles… Mais loin de là ! Cette pièce parle surtout d’identité… sans nul doute à cause de la particularité de ce cheveu-là… Le cheveu crépu…

La sociologue Juliette Smeralda n’écrit-elle pas dans son ouvrage « Peau Noire, cheveu crépu, histoire d’une aliénation » : « Il (le cheveu crépu) semble faire désordre lorsqu’il est porté dans son état naturel, et par les femmes. […] Se défaire du cheveu-stigmate serait donc devenu un leitmotiv auquel peu de femmes opposent une réelle résistance. […] Par la pratique du défrisage, il s’agit de soustraire les cheveux à la tyrannie du regard qui pénalise socialement. »

Interroger son rapport aux cheveux

Eva Doumbia est partie d’une expérience personnelle qu’elle s’est mise à partager. Tout d’abord avec l’auteure, Marie-Louise Bibish Mumbu, jeune écrivaine congolaise dont le premier roman croque avec beaucoup de justesse la vie quotidienne à Kinshasa [1]. Puis avec des danseuses, comédiennes et chanteuses originaires des deux Congo, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Cap Vert, du Brésil et d’Haïti.Dans la capitale gabonaise, Libreville, un groupe d’une quinzaine de comédiens s’est interrogé sur la relation qu’ils entretiennent avec leur chevelure. Plusieurs thèmes ont ainsi été évoqués : l’histoire de la parure traditionnelle, les choix esthétiques, défrisages, tissages, rajouts, la sujétion aux modèles américains, les dégâts occasionnés par des défrisages mal maîtrisés ou des rajouts trop lourds, les raisons qui conduisent les femmes à faire certains choix esthétiques. Suite à ces questionnements, des histoires ont émergées, travaillées en improvisation. Des résidences de création ont ainsi eu lieu dans plusieurs pays. Avant que l’équipe ne se constitue et se retrouve à Praia, au Cap Vert, pour la création du spectacle.

Pour en savoir plus