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“ESR : Equitable, Solidaire, Responsable”, un nouveau label est né !!

ESR, c’est 2008-11-label-esr-ecocert.jpg« Un système indépendant de garantie du commerce équitable »

… »Ecocert a élaboré un cahier des charges qui décline en critères objectifs les principes du commerce équitable.

Le référentiel ESR (échanges Equitables, Solidaires, Responsables) est à la disposition des opérateurs souhaitant valoriser leur engagement dans ce domaine.

Cette démarche répond à plusieurs objectifs :

puce  poser les conditions d’un véritable contrôle tierce partie, efficace, indépendant, non intéressé au volume, basé sur des critères mesurables, et des outils de contrôle adaptés ;
puce  garantir la confiance du consommateur sur le long terme, par le professionnalisme du contrôle, et la transparence de l’information ;
puce  capitaliser plusieurs décennies d’expériences en ce domaine ;
puce  élargir le propos à une vision de filière (approche système).

Ce cahier des charges s’applique aux filières agroalimentaires, aux cosmétiques, aux textiles, à l’artisanat.

Il prévoit des prix minima garantis, la mise en place d’un fonds social, l’accompagnement des producteurs et impose des bonnes pratiques agricoles strictes (une certification bio est exigée pour les bananes, le coton et les fleurs) »…

Les plus pour le consommateur :

« Renforcer la confiance du consommateur dans un secteur en fort développement »

ESR (Equitable Solidaire et Responsable) est un système de garantie en commerce équitable, conçu pour permettre aux opérateurs de valoriser leur engagement. Mais cette valorisation n’a de sens qu’à condition de consolider, à travers un niveau d’exigence élevé, la confiance du consommateur dans ce secteur en fort développement, mais aussi en recherche de crédibilité.

Le système ESR pose les conditions d’un contrôle efficace par une tierce partie, effectué par un organisme de certification indépendant.

L’élaboration du référentiel s’est déroulée sur plusieurs mois et résulte du consensus auquel est parvenu un groupe de travail représentatif. Des sous groupes ont examiné les questions particulières soulevées par chaque catégorie de produits (agroalimentaire, cosmétiques, textiles, artisanat).

Renforcer la protection du consommateur

Afin de renforcer la protection du consommateur, nous avons choisi d’imposer une certification naturelle ou biologique aux produits finis cosmétiques et textiles. Une incitation à la conversion vers l’agriculture biologique est inscrite pour les productions agricoles ; le contexte spécifique des fleurs, bananes et coton explique une exigence de culture biologique. L’irradiation des aliments est interdite, de même que certains additifs.

La grille d’audit décompose chaque critère en plusieurs points de contrôle. Chaque écart relevé se traduit par une sanction et des mesures correctives, et le chargé de certification décide de l’émission de l’attestation en fonction du rapport d’audit.

L’ensemble de la démarche est supervisé par un comité d’attestation, composé de professionnels du secteur, de personnalités qualifiées, de représentants des consommateurs. Ce comité traite les cas litigieux et les demandes de recours.

Une conception exigeante du commerce équitable

ESR traduit une conception haute, exigeante du commerce équitable. ESR est conforme aux grands principes internationaux fondateurs du commerce équitable (établissement de prix minima garantis et de relations de longue durée ; préfinancement sur demande de la récolte ; soutien aux communautés de producteurs) et se rattache à plusieurs références normatives (consensus de FINE, conventions de l’Organisation Internationale du Travail, accord AFNOR AC X50-340).

ESR a souhaité aller plus loin en appliquant le principe de la limitation du nombre d’intermédiaires, et celui de la modération des marges le long de la filière au Nord. En outre, ESR insiste particulièrement sur l’information mise à disposition du consommateur : elle se doit d’être explicative du projet, détaillée, illustrée, commentée et disponible en ligne (le lien Internet de l’entreprise doit être précisé sur l’emballage).

Une approche filière

Compte tenu de l’approche filière adoptée, les inspecteurs sont mandatés aussi bien sur le lieu de production et de transformation, que chez l’exportateur et l’importateur.

Les multiples implantations (bureaux ou filiales) d’Ecocert à travers le monde permettent une connaissance précise des contextes sociaux et culturels locaux et un travail de proximité.

En octobre 2007, la Plate Forme du Commerce Equitable a validé l’adhésion d’Ecocert après audit.

Srce Ecocert

Semaine du commerce équitable du 09 au 24 mai

faststoneeditor.jpg Du 9 au 24 mai, la France se met à l’heure de la
Quinzaine
du commerce équitable.

 

©prod Image ci-dessus : ©prod

Ce nouveau mode de consommation, que l’on assure respectueux, tient-il vraiment ses promesses pour les petits producteurs des pays du Sud ? Hubert Dubois est allé mener l’enquête, dans la grande distribution en France et en Equateur, diffusion ce mardi 12 mais à 20h35.

« Longtemps confinés aux ventes de charité et aux boutiques  » bobo « , les produits du commerce équitable sont devenus en quelques années des produits grand public. Les voici désormais disponibles en grande surface. Toutes les enseignes s’y sont mises, avec un boom inespéré : 40% d’augmentation des ventes par an. Après le café et le chocolat, la gamme s’est largement diversifiée pour s’installer dans tous les rayons, des cosmétiques aux fleurs, des bananes aux jeans. Le consommateur citoyen peut donc à priori se féliciter de cette percée militante dans le monde du business. En toute logique, plus les riches consommeront équitables, plus des paysans pauvres, payés enfin à un prix juste, auront accès au développement. Ce n’est malheureusement pas si simple. Certes, l’augmentation du marché de l’équitable permet à des petites coopératives de développer leur production et de s’agrandir. Mais à quel prix ? Deux mondes, deux logiques tentent de coexister. D’un côté, la nécessité de faire du volume, de l’autre la volonté de produire à échelle humaine, en respectant l’Homme et la nature. Pour comprendre à qui profite cette coexistence, voici l’histoire comparée de trois tablettes de chocolat fabriquées à partir de fèves de cacao équatoriennes. Elle révèle bien des contradictions entre grande distribution et commerce équitable car finalement, quelle que soit la profession de foi des grandes enseignes, il ne s’agit pour elles que de gagner de l’argent. Ce programme est diffusé dans le cadre de la Quinzaine du commerce équitable du 9 au 24 mai.(Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants) « 

Srce France 5